Découvrez le calvaire des Quatre Bons Dieux, un monument religieux singulier et chargé d'histoire à Bersée, dans le Nord. Cette double croix en fer forgé, érigée sur un socle de pierre, porte quatre représentations du Christ orientées vers les quatre points cardinaux. Édifié après la Révolution française par les frères Ricourt, d'anciens émigrés issus d'une famille de cultivateurs, ce calvaire raconte un émouvant récit de foi et de persévérance. Arrêtés pour leurs suspicions de sympathies contre-révolutionnaires, les frères ont réussi à s'exiler et à revenir en France. À leur retour, ils ont accompli leur vœu en érigeant ce monument unique dédié au Christ. Les inscriptions gravées sur son socle, datées de 1793 et 1838, témoignent de ce passé tumultuetueux : « Dieu a pardonné » et « Dieu de bonté, protégez Bersée ». Un lieu de patrimoine religieux à explorer pour comprendre les enjeux historiques de l'époque post-révolutionnaire. À visiter lors de vos balades historiques dans la région Hauts-de-France.
« Ce calvaire, pour le moins étrange, est certainement unique en son genre. Il est constitué d’une double croix en fer forgé sur un socle de pierre. Sur cette croix, quatre représent… »
« Ce calvaire, pour le moins étrange, est certainement unique en son genre. Il est constitué d’une double croix en fer forgé sur un socle de pierre. Sur cette croix, quatre représentations identiques du Christ, adossées deux par deux, regardent dans quatre directions différentes. On peut lire sur certains documents qu’ils sont orientés vers les quatre points cardinaux. Il fut édifié, après la Révolution, par d’anciens émigrés, les frères Ricourt, fils d’une famille aisée de cultivateurs. Suspectés de sympathies contre-révolutionnaires, ils furent arrêtés mais réussirent à fuir, puis à quitter la France. À leur retour, ils firent ériger quatre crucifix adossés, accomplissant ainsi le voeu qu’ils avaient formé d’élever un monument à la gloire du Christ, s’ils revenaient vivants de leur exil. On peut d'ailleurs lire sur son socle : « Dieu a pardonné. Déportés, émigrés, priez. Dieu de bonté, protégez Bersée, 1793. Dieu hait l'orgueil et l'hypocrisie. L'écriture le dit, 1838. » »