Découvrez la Villa gallo-romaine de Maisonnières, un site archéologique exceptionnel en plein cœur des landes de la Creuse. Sur 2000 mètres carrés, les vestiges d'une ferme gallo-romaine du Ier siècle après J.C. témoignent de plusieurs siècles d'occupation. Contrairement aux villas aristocratiques, ce complexe rural rassemble habitations et ateliers organisés autour d'une vaste cour, révélant la vie quotidienne des populations antiques. Les fouilles archéologiques, initiées en 1987, ont mis au jour un puits, un four et les traces d'ateliers spécialisés : métallurgie, foulage de peaux et nettoyage de laine. Les vestiges, inscrits aux Monuments historiques depuis 1991, illustrent l'évolution du site jusqu'au IIIème siècle et ses réutilisations ultérieures. Un parcours jalonné de panneaux explicatifs guide les visiteurs à travers ce fragment captivant du patrimoine gallo-romain. Un incontournable pour les passionnés d'archéologie et d'histoire antique en Nouvelle-Aquitaine.
« Au cœur d'un paysage de landes et de bois se trouve une clairière. Sur près de 2000 mètres carrés, de vieilles pierres invitent à faire un bond dans le passé. Durant le Ier siècle… »
« Au cœur d'un paysage de landes et de bois se trouve une clairière. Sur près de 2000 mètres carrés, de vieilles pierres invitent à faire un bond dans le passé. Durant le Ier siècle après J.C., une ferme gallo-romaine a été construite sur ces terres. Différente des villas de maîtres, celle-ci porte les traces d'habitations et d'ateliers disposés autour d'une vaste cour. La première occupation des bâtiments se situe entre le Ier et le IIème siècle. Les vestiges d'habitats primitifs se devinent, avec un puits, une fosse et un four. Une deuxième occupation, qui irait jusqu'à la fin du IIIème siècle, amène des précisions quant à la nature des ateliers (métallurgie, foulage de peaux, nettoyage de laine...) et l'agencement des lieux de vie (corps d'habitat, foyer, cuisine, salle commune, vestibule, cellier, réseau hydraulique grâce au passage de deux sources). Les lieux sont abandonnés, avant d'être probablement réutilisés au Xème siècle en tant qu'habitats temporaires. Des recherches et des fouilles commencent dès 1987. En 1991 l'ensemble architectural est inscrit aux Monuments historiques et en 1996 les vestiges sont cristallisés. La déambulation, jalonnée de panneaux explicatifs, permet de comprendre un petit fragment d'histoire. »