Abbaye de Montmajour
Runes de Chêne Sanctuaires Abbaye de Montmajour
Sanctuaires

Abbaye de Montmajour

Cloître, D 17, Arles, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France métropolitaine, 13200, France

Photo par Nolroc

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L'abbaye de Montmajour est un joyau patrimonial provençal situé à Arles, aux portes de la Camargue. Cette ancienne nécropole, habitée dès l'Antiquité, a accueilli au Xe siècle une communauté d'ermites avant de devenir l'une des plus prestigieuses abbayes bénédictines du sud de la France. Fondée grâce à la générosité d'une riche Arlésienne, l'abbaye a connu son apogée aux XIIe et XIIIe siècles, s'enrichissant d'un ensemble architectural roman provençal remarquable : abbatiale majestueuse, cloître au décor exceptionnel et bâtiments conventuels. Célèbre pour ses reliques et son pèlerinage, elle a attiré les fidèles de toute l'Europe. Après des siècles de décadence, les Mauristes ont entrepris au XVIIIe siècle une ambitieuse reconstruction néo-classique. Malheureusement, la Révolution française a interrompu cette renaissance. Aujourd'hui, les vestiges de Montmajour témoignent des mille ans d'histoire religieuse et architecturale de cette Provence médiévale. Un site incontournable pour explorer le patrimoine historique et culturel français.

Nolroc
Nolroc
15 mars 2026

« Nécropole connue depuis l’Antiquité, le Mons Majoris abritait au Xe siècle une communauté d’ermites priant pour l’âme des défunts. Sensible à la vocation de ces hommes de foi, une… »

« Nécropole connue depuis l’Antiquité, le Mons Majoris abritait au Xe siècle une communauté d’ermites priant pour l’âme des défunts. Sensible à la vocation de ces hommes de foi, une riche arlésienne décide d’acquérir cette terre pour la donner à la communauté : l’abbaye de Montmajour est fondée. Adoptant la règle bénédictine, les moines vont faire bâtir dans un premier temps une chapelle semi-troglodyte : l’ermitage Saint Pierre. Avec la mise en place d’un pèlerinage consacré à une relique de la Vraie Croix et l’afflux des dons de toute la société, l’abbaye connaît son apogée aux XIIe et XIIIe siècles. Cette puissance se traduit par la construction d’un splendide ensemble roman provençal comprenant l’abbatiale, le cloître riche d’un décor exceptionnel et les bâtiments conventuels. Le XIVe siècle apporte son lot bien connu de malheurs : famines, peste et guerres ne vont pas épargner l’abbaye de Montmajour. Des conflits éclatent avec des prieurés de l’abbaye au sujet des reliques de Saint Antoine. L’abbaye obtient gain de cause mais sa réputation en souffre grandement. Enfin, la décadence vient de l’intérieur même de la communauté. L’abbé n’est plus élu par les moines, mais nommé par le pape ou les comtes de Provence, puis par le roi. Ce clientélisme appelé système de commende discrédite considérablement la communauté. Pour remédier à cette décadence surtout spirituelle, la congrégation de Saint Maur est appelée. Après quelque 70 années de lutte et d’actions en justice, obtiennent gain de cause et peuvent rétablir la règle. Ce renouveau spirituel s’accompagne d’une renaissance architecturale que les Mauristes jugent indispensable. Un nouvel ensemble architectural est édifié au XVIIIe siècle. Imposant et grandiose avec son architecture néo-classique, on en parle déjà en son temps sous le terme de « palais ». Cette renaissance est hélas de courte durée. Treize ans après l’achèvement des travaux, la Révolution française éclate. L’abbaye est vendue comme bien national et le monastère Saint Maur en subit les plus graves conséquences. De la construction originelle ne subsiste aujourd’hui qu’un petit sixième. »

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