Découvrez la Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation de Moulins, un chef-d'œuvre architectural en Allier témoignant de dix siècles d'histoire religieuse et artistique. Édifiée à partir de 1468 par la famille Bourbon en style gothique flamboyant, cette ancienne collégiale devient cathédrale en 1823. Son évolution remarquable se poursuit au XIXe siècle avec l'ajout de deux flèches de 81 mètres inspirées du néogothique par l'architecte Jean-Baptiste Antoine Lassus.
Monument historique classé depuis 1875 et basilique mineure depuis 1949, la cathédrale resplendit grâce à ses vitraux illustrant les Bourbons et scènes bibliques. Elle abrite des trésors exceptionnels : le triptyque du Maître de Moulins (peintre néerlandais Jean Hey, vers 1500), une Vierge noire du XIe siècle, et des œuvres de maîtres flamands. Le trésor complète cette richesse avec reliquaires en ivoire et sculptures gothiques.
Véritable lieu de pèlerinage et destination touristique à Moulins, la cathédrale offre une immersion fascinante dans l'art médiéval, Renaissance et néogothique. Une visite incontournable pour explorer le patrimoine religieux et artistique de l'Auvergne-Rhône-Alpes.
« Remplaçant une chapelle de la fin du Xe siècle, à l'origine dédiée à saint Pierre, la « collégiale des Bourbons » fut construite à la fin de l'époque médiévale. Partie la plus anci… »
« Remplaçant une chapelle de la fin du Xe siècle, à l'origine dédiée à saint Pierre, la « collégiale des Bourbons » fut construite à la fin de l'époque médiévale. Partie la plus ancienne de l'édifice actuel, construite en style gothique flamboyant, sa première pierre fut posée en 1468 par Agnès de Bourgogne, mère de Jean II de Bourbon, duc de Bourbon, et veuve du duc Charles Ier de Bourbon. Les travaux s'achevèrent en 1550. La collégiale fut érigée en cathédrale en 1823 lors de la création du diocèse de Moulins. Le premier évêque, Antoine de Pons de La Grange se chargea de l'agrandissement de cette église et son successeur, Pierre Simon de Dreux-Brézé entreprit d'importants travaux. Il fit doubler la surface de la nef et ajouter les deux collatéraux et la façade harmonique avec ses deux flèches hautes de 81 mètres. Ces ajouts architecturaux sont réalisés en style néogothique imité du gothique francilien du XIIe siècle, sous l'influence de Eugène Viollet-le-Duc. L'architecte parisien Jean-Baptiste Antoine Lassus commença les travaux qui furent continués par Eugène Millet et Paul Selmersheim après la mort de Lassus, en 1857. De nombreux vitraux dépeignant les Bourbons, la vie de sainte Catherine, celle de sainte Barbe, le crucifiement ou encore l'arbre de Jessé, éclairent le monument pourvu d'une kyrielle d'œuvres d'art. La cathédrale est surtout célèbre pour son triptyque du Maître de Moulins, chef-d'œuvre réalisé autour de l'an 1500 par un artiste longtemps non identifié, le Maître de Moulins, aujourd'hui reconnu comme le peintre d'origine néerlandaise Jean Hey[1]. Mais on peut y admirer également une Vierge noire du XIe siècle, un groupe sculpté gothique flamboyant représentant la « déploration du Christ » ainsi qu'une statue de Jeanne d'Arc en génuflexion. Le trésor de la cathédrale abrite un christ reliquaire en ivoire du XVIIe siècle, un triptyque d'Aubery, un autre de Bethléem attribué au peintre flamand Joos van Cleve. La cathédrale a été consacrée le 16 octobre 1923 et érigée en basilique mineure en 1949. Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1875[2]. Les origines du chapitre de chanoines sont plus anciennes que celle de l'église Notre-Dame. Il a été fondé en 1386 par Louis II, duc de Bourbon et installé dans une chapelle dédiée à Notre-Dame sous le titre de l'Annonciation. »