Découvrez la légende du Drac à Beaucaire, le monstre mythique des eaux du Rhône ! Cette statue emblématique de la Place de la République rend hommage à l'une des plus célèbres créatures du folklore occitan. Distinct de la Tarasque de Tarascon, le Drac est un dragon invisible aux yeux des humains, immortalisé par l'historien Gervais de Tilbury au XIIIe siècle et revisité par le poète Frédéric Mistral dans son Poème du Rhône.
Selon la légende provençale, ce monstre insaisissable hantait les eaux du fleuve, capturant enfants et voyageurs. Son histoire la plus célèbre met en scène une lavandière enlevée au bord du Rhône, contrainte d'élever le fils du Drac pendant sept ans dans les profondeurs.
Ce site patrimonial offre un véritable voyage dans le patrimoine légendaire du Gard et de la région Occitanie. Idéal pour les amateurs d'histoire médiévale, de folklore français et de curiosités historiques, la statue du Drac permet de comprendre les croyances qui façonnaient la vie des habitants de Beaucaire. Une halte incontournable pour explorer le riche héritage culturel du sud de la France.
« À ne pas confondre avec la légende voisine la Tarasque de Tarascon, le Drac est le monstre qui hante les eaux de Beaucaire. Dragon aux griffes acérées, magicien retord et talentueu… »
« À ne pas confondre avec la légende voisine la Tarasque de Tarascon, le Drac est le monstre qui hante les eaux de Beaucaire. Dragon aux griffes acérées, magicien retord et talentueux, invisible aux yeux des humains… L’histoire est contée par Gervais de Tilbury au début du XIIIe siècle, puis retravaillée par Frédéric Mitral dans son Poème du Rhône. Le Drac hante les eaux du Rhône où il guette et piège les enfants et autres passants afin de les dévorer. Le monstre, friand de chair humaine, n’hésite d’ailleurs pas à se transformer en homme pour chasser jusque sur les terres de Beaucaire, au grand désespoir de ses habitants. Il est d’autant plus difficile de s’en protéger que la plupart du temps, ils ne peuvent même pas le voir grâce à son invisibilité. Alors qu’elle lavait son linge dans les eaux du Rhône, la lavandière voit passer une coupe en bois (ou son battoir, selon les versions), et ne peut s’empêcher de l’attraper. Le Drac la saisit et l’emmène avec lui jusqu’au fond du fleuve… où il lui laisse la vie sauve. Il se trouve que le Drac vient tout juste d’avoir un fils, et a donc besoin d’une humaine pour s’occuper du Dracounet ! Pendant sept ans, la lavandière élève le jeune Drac. Sous les consignes du père, elle l’enduit tous les soirs d’une crème particulière. Composée à base de pâté d’anguille (ou de graisse humaine, selon les versions…) elle permet de le rendre invisible aux yeux des humains. « Lavez-vous les mains avec cette eau spéciale tous les soirs après application » lui ordonne le Drac. Un soir, elle oublie pourtant, et alla se coucher sans avoir nettoyé la graisse de ses mains. Elle se réveille le lendemain en se frottant les yeux, et se rend compte qu’elle voit désormais le Drac, pourtant normalement invisible. Sept ans après son enlèvement, le Drac rend la lavandière à la terre ferme. Pressée de questions, méconnaissable après tant d’années, elle raconte ce qu’elle a vu dans les eaux du Rhône. Et alors qu’elle se promenait à la foire de Beaucaire, elle reconnaît le Drac et part le saluer. Grossière erreur ! Fou de rage d’avoir été vu, il crève les yeux de la lavandière, et disparait sans se retourner. »